SAINT-PETERSBOURG, 7 juin. (Corr. RIA "Novosti").
Les pays membres de l'Organisation de coopération de Shanghaï (OCS)
estiment qu'au XXIe siècle, l'ordre mondial doit se baser sur les
mécanismes de règlement collectif des problèmes clés, la suprématie du
droit et la démocratisation progressive des relations internationales.
Cela ressort de la Déclaration que les chefs d'Etat de l'OCS ont signé
vendredi à Saint-Pétersbourg.
L'OCS a l'intention de "déployer des efforts visant à prévenir les
conflits internationaux provoqués par les contradictions interethniques,
interconfessionnelles, territoriales, politiques et autres, et à les
régler par les moyens pacifiques en stricte conformité avec la Charte des
Nations Unies et les normes du droit international".
Les pays membres de l'OCS vont élargir la coopération au sein de
l'Organisation et dans l'arène internationale en vue de trouver des
réponses aux défis de la mondialisation, de neutraliser ses aspects
négatifs et des risques éventuels, ainsi que de préserver la diversité des
formes de développement économique, social et culturel.
La mondialisation et les intérêts nationaux des Etats ne sont pas des
éléments structurels contraires mais complémentaires de l'ordre mondial en
gestation.
Les pays membres de l'OCS sont disposés à intensifier leur lutte
commune contre le terrorisme, le séparatisme et l'extrémisme, la
criminalité organisée, le trafic de drogue, de psychotropes et d'armes.
Ils considèrent ces phénomènes comme des menaces transnationales qui
peuvent être éliminées uniquement par les efforts collectifs de l'ensemble
de la communauté internationale.
L'OCS réprouve les actes et les méthodes terroristes.
"La répression du terrorisme doit se baser sur les normes et les
principes du droit international, elle ne doit pas être identifiée avec la
lutte contre une religion, contre certains pays ou ethnies, avoir le
caractère partial ou "à double tranchant", est-il indiqué dans la
déclaration.
L'Organisation de coopération de Shanghaï trouve nécessaire de mettre
en place un système global de résistance aux nouvelles menaces où
l'Organisation des Nations Unies (ONU) et son Conseil de sécurité
joueraient un rôle central.
Dans cette optique, il est extrêmement important que l'ONU formule les
principes et crée la base légale internationale de l'activité
antiterroriste qui seraient obligatoires pour tous et ne pourraient pas
faire l'objet d'une interprétation ambiguë ou servir de prétexte pour
l'ingérence dans les affaires intérieures d'autres pays et l'atteinte à
leur souveraineté, ressort-il de la Déclaration.
L'OCS est persuadé que la destruction du socle social du terrorisme,
notamment l'élimination de la misère, du chômage, de l'analphabétisme, de
la discrimination raciale, ethnique et religieuse, sont un domaine
important de la lutte antiterroriste globale.
Les pays de l'OCS soutiennent leurs efforts réciproques visant à
combattre les manifestations de terrorisme, de séparatisme et
d'extrémisme, ainsi que les mesures prises par la communauté
internationale pour couper les filières de financement de l'activité
terroriste.
Les membres de l'OCS ont également confirmé leur intention d'oeuvrer
pour le renforcement du rôle des Nations Unies dans les affaires
internationales, l'augmentation de l'efficacité et de l'influence du
Conseil de Sécurité qui assume la responsabilité principale du maintien de
la paix et de la sécurité dans le monde.